La poignée dans l'angle

MotoGP : Le règlement des courses en 2013 et 2014

A force de cliquer sur n’importe quel lien se trouvant sous mon curseur, il m’arrive de trouver des informations étonnantes. Aujourd’hui, j’ai déniché le règlement complet du Championnat du Monde FIM des Grands Prix de Courses sur Route FIM : le motoGP. Ce doc de presque 200 pages aborde de nombreux points de cette compétition, des conditions de roulage au réglage de la machine en passant par l’état du pilote.

A cours de la lecture de ce règlement mis à jour il y a peu, j’ai découvert quelques points intéressants.

Les voici :

Une assurance à 6 millions de dollars !

La couverture de l’assurance responsabilité civile couvrant tous les participants, Equipes, sponsors, compagnies de
services, officiels, FIM, DORNA, IRTA, etc. doit être de 6 millions de dollars (à l’exception des Etats-Unis et du Canada, où la couverture sera différente) :

On peut débuter le Moto3 à partir de 16 ans !

Les licences de coureur ne sont délivrées qu’aux personnes ayant atteint les âges minimaux suivants:
– Moto3: 16 ans
– Moto2: 16 ans
– MotoGP: 18 ans

Et l’age maximal

50 ans en motoGP et Moto2 et 28 ans en Moto3

Un brief obligatoire pour les nouveaux pilotes !

Un briefing obligatoire sera organisé pour tous les coureurs participant pour la première fois au Championnat de l’année en cours à 17h, la veille des premières séances d’essais. Tout coureur qui n’assiste pas à ce briefing en entier pourra être sanctionné.

Le choix des numéros

Chaque coureur accepté pour le Championnat se verra attribuer un numéro de départ spécifique qui sera valable pour tout le Championnat. En général, les numéros de départ seront basés sur les résultats des coureurs de l’Equipe dans le Championnat de l’année précédente ou dans d’autres manifestations similaires.

Le Rookie

Un « Rookie » est un coureur nommé par une équipe participant pour participer à toute la saison, qui n’a pas participé à neuf ou plus manifestations dans la même classe lors de toute saison précédente.

Se qualifier

Les coureurs sont automatiquement qualifiés pour la course s’ils participent aux séances qualificatives QP1 et QP2. Pour participer aux séances qualificatives, un coureur doit réaliser un temps au tour au moins égal à 107% du temps réalisé par le coureur le plus rapide lors de la même séance, dans n’importe laquelle des séances d’essais libres (FP1, FP2, FP3, FP4).

Position sur la grille

Il y aura une distance de 9 mètres entre chaque rang. En cas d’ex aequo, le deuxième temps du coureur et les meilleurs
temps suivants seront pris en considération.

Longueur de course

La distance parcourue en course devra être être au minimum de 95 km et maximum de 130 km.

Le parapluie sur la grills

Lorsque les coureurs reviennent sur la grille après le(s) tour(s) de reconnaissance, ils prennent place à leur position et peuvent être assistés par leurs mécaniciens et d’autres membres de leur personnel, parmi lesquels l’un pourra tenir un parapluie.

La safety car pendant le warm-up

Les coureurs effectueront un tour, à vitesse non restreinte, suivis par un safety car. Le safety car dépassera les coureurs lents.

Tout coureur qui rejoint la grille après que le safety car se soit positionné en fond de grille. sera dirigé par les commissaires de grille à la dernière place sur la grille et prendra le départ de la course depuis cet endroit. Dans le cas où plusieurs coureurs arrivent sur la grille après le safety car, ils seront dirigés vers les dernières places de la grille selon leur ordre d’arrivée sur cette grille.

Caler pendant la course

Si, après le départ de la course, la machine d’un coureur cale, celui-ci peut être aidé en étant poussé le long de la piste jusqu’à ce que le moteur démarre. Si après un temps raisonnable, le moteur ne redémarre pas, le coureur sera poussé dans la voie des stands où ses mécaniciens pourront lui prodiguer une assistance et d’où il pourra changer de machine (en MotoGP uniquement).

Pas d’accès dans les stands !

Le coureur doit respecter la limitation de vitesse dans la voie des stands. En cas d’infraction de cette limitation de vitesse, la procédure de passage par la voie des stands sera répétée; dans le cas d’une seconde infraction de cette limitation de vitesse, le drapeau noir sera présenté au coureur.

Une limitation de vitesse à 60 km/h sera imposée dans la voie des stands à tout moment pendant la manifestation. Les coureurs doivent respecter la limitation de vitesse depuis le lieu où le signe 60 km/h est placé jusqu’au lieu où le signe 60 km/h barré est placé.

Tout coureur dépassant la limitation pendant les essais se verra infliger une amende de 150 € pour chaque infraction.

On arrête pas la course à cause du temps

Une course ne sera pas interrompue pour des raisons climatiques et les coureurs qui souhaitent changer de machine (lorsque cela est autorisé), de pneus ou effectuer des réglages doivent entrer dans les stands et le faire pendant le déroulement de la course.

Une réparation sur la piste : à l’ancienne

Toute réparation ou réglage le long de la piste doit être fait par le coureur qui travaille seul avec absolument aucune aide extérieure. Les commissaires peuvent assister le coureur dans le but de soulever sa machine et de la tenir pendant que la réparation ou le réglage est effectué. Le commissaire peut ensuite l’aider à faire redémarrer sa machine.

Pas plus de 2 sur la moto !

Les coureurs ne peuvent transporter une autre personne sur leur machine ou être transportés par une autre personne sur sa machine (exception : Un autre coureur ou par un autre coureur après le drapeau à damiers ou le drapeau rouge).

Porter un drapeau après la victoire, c’est dans le règlement !

Si le vainqueur désire afficher un drapeau, il doit se rendre sur le côté de la surface de course afin de prendre le drapeau et ensuite, lorsqu’il n’y a pas de danger, il peut rejoindre la piste.

Pas question d’enlever son casque pour fêter sa victoire !

Après le drapeau à damiers, les coureurs roulant sur la piste ne doivent pas quitter leur casque tant qu’ils ne sont pas arrêtés dans la voie de sécurité / parc fermé.

Connaissez-vous tous les types de drapeaux de course ?

Drapeau vert : La piste est dégagée

Drapeau jaune à bandes rouges : L’adhérence dans cette section de la piste peut être modifiée pour une raison autre que la pluie

Drapeau blanc avec croix diagonale rouge : Gouttes de pluie sur cette partie du circuit

Drapeau blanc avec croix diagonale rouge + drapeau jaune à bandes rouges : Pluie sur cette partie du circuit

Drapeau bleu : Ce drapeau indique à un coureur qu’il est sur le point de se faire dépasser. Pendant la course, le coureur concerné va se faire prendre un tour. Dur !

Drapeau à damiers noir/blanc : C’est fini ! 😉

Drapeau à damiers noir/blanc et drapeau bleu : Ce drapeau à damiers noir/blanc devra être agité avec le drapeau
bleu présenté, lui, immobile à la ligne d’arrivée au niveau de la piste lorsqu’un (des) coureur(s) précède(nt) de près le coureur de tête, avant la ligne d’arrivée, lors du dernier tour

Drapeau jaune : Présenté « agité » à chaque rang de la grille de départ, ce drapeau indique que le départ de la course est retardé.

Drapeau blanc : Agité au poste de commissaire aux drapeaux pendant la course, ce drapeau indique que les coureurs sont autorisés à changer de machine

Drapeau rouge et feux rouges : Lorsque la course ou les essais sont interrompus, le drapeau rouge devra être agité à chaque poste de commissaire aux drapeaux et les feux rouges autour de la piste devront être allumés. Les coureurs
doivent retourner lentement aux stands

Drapeau noir : Ce drapeau est utilisé pour transmettre des instructions à un coureur uniquement et il est présenté immobile à chaque poste de commissaire aux drapeaux avec le numéro du coureur. Le coureur doit s’arrêter aux stands à la fin du tour en cours et ne peut pas repartir. Ce drapeau devra être présenté seulement après que l’Equipe du
coureur ait été notifiée

Drapeau noir avec rond orange (40 cm) : Ce drapeau est utilisé pour transmettre des instructions à un coureur
uniquement et il est présenté immobile à chaque poste de commissaire aux drapeaux avec le numéro du coureur. Ce drapeau informe le coureur que son motocycle a des ennuis mécaniques susceptibles de constituer un danger pour lui-même ou pour les autres coureurs, et qu’il doit immédiatement quitter la piste.

Et ces drapeau ont des codes couleurs bien précis :

Orange : Pantone 151C
Noir : Pantone Noir C
Bleu : Pantone 286C ou 298C
Rouge : Pantone 186C
Jaune : Pantone Jaune C
Vert : Pantone 348C

Comment on départage les coureurs ?

Dans le cas d’une « photo-finish » entre deux, ou plusieurs coureurs, la décision sera prise en faveur du concurrent dont la partie la plus avancée de la roue avant franchit la ligne d’arrivée en premier. En cas d’ex-aequo, les coureurs concernés seront classés selon l’ordre du meilleur tour réalisé pendant la course.

Une cérémonie officielle obligatoire pour le champion

Les Champions du Monde dans chaque catégorie sont obligés d’assister à la cérémonie officielle FIM. On rigole pas avec le protocole !

Pas trop de monde au bord des pistes

Le personnel des équipes par coureur, dans la zone de travail en face des stands, est limité à :
– 8 personnes en MotoGP
– 6 en Moto3 et en Moto2.

Le coût du rachat d’un moteur

Les constructeurs MSMA ont le droit de racheter le moteur d’un motocycle inscrit par une équipe CRT immédiatement après la course, pour un prix fixe de : 20.000€ (vingt mille Euros) y compris boîte de vitesses/transmission, ou 15.000€ (quinze mille Euros) sans boîte de vitesses/transmission.

Des règles strictes pour les moteurs

Les moteurs ne peuvent fonctionner que sur le principe quatre temps à pistons alternatifs. Dommage pour les amoureux du 2 temps 😛

Les moteurs seront plombés (par exemple au moyen de fils métalliques et de plaquettes d’identification, d’autocollants, etc.) afin que :
– Le système de distribution ne soit pas accessible (par exemple le couvercle de distribution doit être fixé à la culasse)
– Le système de commande de distribution ne soit pas accessible (par exemple le couvercle du bloc de pignons/chaîne soit scellé afin qu’il ne puisse pas être enlevé),
– La culasse et le bloc-cylindres (le cas échéant) ne puissent pas être enlevés du moteur (par exemple la culasse est fixée au bloc-cylindres, lui-même fixé au carter du vilebrequin)
– Le carter moteur ne peut pas être ouvert

Un nombre de rapport limité

Un maximum de 6 rapports de vitesse est autorisé. En même temps je n’ai jamais vu de boite pour moto à plus de 6 rapport.

Un poids minimal pour les motos

Les poids minimaux suivants sont autorisés :
– pour les 800cc : 150 kg
– pour les 1000cc : 160 kg

Du bruit, mais pas trop quand même !

A tout moment, les niveaux de bruit maximaux sont pour les MotoGP 4 temps de 130 dB/A. C’est déjà pas mal !

L’équipement du motard

Les coureurs doivent porter une combinaison de cuir avec un rembourrage supplémentaire en cuir, ou autre protection, sur les points de contact principaux, genoux, coudes, épaules, hanches, etc. La doublure ou les sous-vêtements ne doivent pas être en matière synthétique qui peut fondre et blesser la peau des coureurs.

Les coureurs doivent également porter des gants et des bottes de cuir qui, avec la combinaison, couvrent complètement le coureur depuis le cou jusqu’en bas.

Des matières remplaçant le cuir peuvent être utilisées, pour autant qu’elles aient été contrôlées par le Chef des Inspecteurs Techniques. L’utilisation d’un protège dos est hautement recommandée.

Les coureurs doivent porter un casque qui soit en bon état, bien ajusté et fixé correctement. Les casques doivent être de type intégral et conformes à l’une des normes internationales reconnues : Europe ECE 22-05 ‘P’ par exemple. Donc n’espérez pas voir un jour Marquez avec un casque jet 😉

Pour les plus curieux, le règlement complet est disponible ici : 2013_Reglements_GP_modifies_en_cours_de_saison_2013_(16_octobre)

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